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 hachiko-2 ou le fantôme Kazuhiko Iwasaki

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Kazuhiko Iwasaki

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Messages : 4
Date d'inscription : 14/02/2017

MessageSujet: hachiko-2 ou le fantôme Kazuhiko Iwasaki   Mer 15 Nov - 19:14

Nom : Iwasaki
Prénom : Kazuhiko
Âge : 25 ans
Sexe : Homme
Orientation sexuelle : Homosexuel mais si je plais à une femme je ne vais pas dire non.
Pseudonyme : hachiko-2
Occupation : Développeur Web

Description Physique :
Qui est-ce, dans ce miroir qui se trouve devant moi ? J'ai peine à croire que c'est mon reflet. Voilà des années que je ne m'étais plus regardé dans une glace et ce que j'y vois me fait l'effet d'un fantôme, grand, allongé.

Mon visage et mes mains, seules parties de mon corps visible, se trouvent être très pâles, comme si je n'avais pas vu le soleil depuis des années, que j'étais malade ou même, comme si j'étais un mort. Ça me met le bourdon.

Je n'avais jamais remarqué à quel point mes cheveux sont clairs. Peut-être à cause de ma pâleur, cette blondeur me semble plus proche du blanc. Et c'est ce blanc que je n'ai pas supporté. Voir mes mèches blanches me tomber sur les jambes me déprimait et pour cette raison j'en ai teint les pointes en pourpre.

Voir ça, assorti avec le reste de mon corps, rend les choses un peu étrange. D'autant plus avec mes yeux, ce brun-doré qui parfois peut sembler un peu trop surnaturel pour être honnête. Ou même qui a juste l'air d'être la seule partie vivante de mon corps, ne montrant généralement que tristesse ou crainte.

Mes vêtements, généralement noirs et / ou blancs, n'aident pas à me défaire de cette impression morbide que je dégage. C'est sinistre mais j'arrive difficilement à porter autre chose que des vêtements sombres. Je n'y suis pas à l'aise.

Devant ce miroir, je décide de soulever un peu mon haut. Je me sais maigre mais n'ayant pas l'occasion d'en voir toute l'étendue, je décide de profiter d'être devant un miroir pour voir comment je suis vraiment. Sans surprise, ma peau sous mes vêtements est toute aussi blanche que celle qu'on peut voir en dehors. Mais ce qui me choque un peu c'est à quel point on peut voir mes côtes alors que je pense manger assez, profitant de la bonne nourriture de ma génitrice.

Ça suffit. Je me dégoûte à me voir ainsi. Je retire mes lunettes. Sans celles-ci, je ne peux plus me voir dans le miroir. Je ne peux plus voir grand chose et ce n'est pas forcément un mal.

Caractère :
"Parle-moi de toi."

On me le demande souvent, lorsque je rencontre de nouvelles personne en ligne. Ils veulent savoir comment je suis et c'est une envie légitime. Mais je ne sais jamais quoi répondre. Je sais que si je raconte vraiment comment je suis, soit on se moquera de moi, soit on finira rapidement par arrêter de discuter avec moi.

"Je suis un hikikomori."

Ce n'est pas une phrase qui donne envie de discuter avec quelqu'un. Tout de suite on imagine quelqu'un qui se raccroche à ses parents, qui leur cause des soucis par sa présence omniprésente et qui a une très mauvaise hygiène.

Pourtant c'est bien ce que je suis. Je reste le plus souvent dans ma chambre même s'il m'arrive d'en sortir quand j'en ai besoin, mais je ne trouve jamais de raison de sortir de chez moi. Ou plutôt de chez mes parents. Quand il manque de quelque chose à la maison, ce sont ces derniers qui se chargent de le rapporter, n'oubliant jamais de remplir ma réserve de pockys.

On me dit asocial, mais ce n'est pas vraiment ça. Il n'est pas question de ne pas aimer les gens ou leur compagnie, c'est plutôt que j'ai peur. J'ai peur des gens. J'ai peur en présence de gens. De quoi j'ai peur ? De les déranger d'une façon ou d'une autre mais aussi qu'ils me jugent voire pire.

Ceci a entrainé une timidité qui me paralyse en face de gens. Je ne sais pas aller vers les gens, leur répondre n'est pas beaucoup mieux. Le problème n'est même pas inhérent à l'inconnu, même en face de mes propres parents j'ai des difficultés. Dès que quelqu'un est dans la même pièce que moi, surtout s'il fait attention à moi, je panique, presque aux larmes.

Je préfère largement être loin des gens, ne pas entretenir de contact avec eux. Mais en réalité, ça me fait mal. J'ai très envie d'avoir des amis, voire plus. C'est pour ça que j'ai commencé a être actif en ligne. Derrière un écran, dans l'anonymat, j'arrive beaucoup plus facilement à discuter. Ce contact social qui me fait défaut, c'est par Internet que je me le construis.

Histoire :

Comment une personne devient ce qu'elle est ? C'est souvent le résultat de plusieurs facteurs. La famille, les amis, l'école, les activités extrascolaires, le travail... Tout cela a pu contribuer à me forger.

Mais il est difficile de croire que ma famille fut le vecteur qui a fait de moi un hikikomori. Mes parents ont toujours été bons et gentils, si bien qu'aujourd'hui encore ils acceptent de me garder chez eux alors que je pourrais facilement vivre par mes propres moyens.

A ma naissance, il parait qu'ils étaient très heureux. Après moi, ils n'ont jamais eu d'autre enfant. Ils avaient déjà assez à faire avec moi, surtout que mon père n'est quasiment jamais là en semaine, trop occupé à son travail, même très rarement à Tokyo. Ma mère m'a élevé aussi bien qu'elle pouvait et, à mon sens, m'a très bien élevé.

Enfant j'étais comme tout les autres. Joyeux, actif, plein d'énergie. Mais vivant dans un quartier où il n'y avait aucun enfant, je passais mon temps libre devant la télévision ou les jeux vidéo. Ça me captivais et j'en oubliais de prendre soin de moi.

Mes cheveux devenaient trop longs ? Non, je ne voulais pas sortir chez le coiffeur. Mes vêtements devenaient trop vieux ? Pas besoin de nouveaux vêtements, si je peux continuer à jouer plutôt que de faire les courses, ça m'arrange. Et mes parents laissaient faire. J'étais content, en bonne santé, c'était tout ce qui leur importait.

Cependant, si ça allait à mes parents, il n'y a qu'a eux que ça convenait. Lors de mon passage au collège, j'ai bien senti que ce n'était pas aussi simple. Ayant changé de quartier, je ne connaissais personne dans ma nouvelle école. Mes camarades ayant le plus souvent déjà des amis, ils ne voulaient pas s'encombrer de moi. Au contraire, je remarquais que j'étais devenu un sujet de railleries. Je ne comprenais pas pourquoi.

Qu'est-ce qui faisait ainsi de moi quelqu'un de différent ? Mes cheveux longs ? Ma couleur de cheveux ? Ma solitude ? Je ne sais pas car si je voyais les autres rires de moi, je n'entendais pas ce qui les faisait rire. Et je ne voulais pas l'entendre. Petit à petit, je commençais à sécher les cours. Je disais que je me sentais mal ou je ne sais plus trop quoi et ma mère me laissais à la maison.

Mes notes, autrefois honorables, dégringolaient sérieusement. De chez moi, je me faisais mes propres cours, concernant l'informatique et le développement informatique. Et ça me plaisais ! Aussi, fin lycée, je décidais de m'orienter dans cette branche d'étude.

Pour la première fois depuis des années, j'avais envie d'aller à l'école. Et j'y allais, ne séchant que les cours qui me semblaient les moins intéressants et devenant le meilleur dans les autres auxquels j'assistais.

Si on ne se moquait plus de moi depuis longtemps, j'évitais tout de même les autres élèves. J'étais constamment seul et je faisais en sorte que ça me convienne. De toute façon, j'avais des amis sur Internet, ça me suffisait.

Néanmoins, il y avait ce garçon dans ma classe... Je voulais qu'on soit amis, voire même plus. Il était beau. Il était gentil. Il était populaire. Ou du moins il s'entendait bien avec les autres élèves de la classe. Je l'admirais, mais de loin. Je me voyais en couple avec lui. Je me voyais l'embrasser. Je me voyais avoir ma première fois avec lui...

Bien entendu, ce n'est jamais arrivé. Il n'avait rien à faire de moi et j'ai eu le coeur brisé de le voir en couple avec une jeune femme. Même, un jour, cette jeune femme est venu me voir pour me demander d'arrêter de le regarder sans arrêt, que ça lui faisait peur.

Après ça, j'ai arrêté de suivre les cours. Pour oublier mon coeur brisé je me suis enfermé dans ma chambre et me suis créé un emploi, ouvrant une petite entreprise de développement web où j'étais le seul et unique employé.

Depuis, je n'ai plus quitté l'appartement de mes parents. J'ai fini sans aucun diplôme mais avec du travail qui tourne bien. Je gagne bien ma vie mais je suis seul et j'en souffre.

Cette solitude, j'ai trouvé une idée pour m'en défaire. Lassé des sites de rencontre classique qui ne donnait rien, j'ai créé mon propre site. Online Cupid. Je me dis qu'en se voyant proposer une seule et unique personne, spécialement sélectionnée, on trouvera peut-être plus facilement son âme-soeur.

Me voici alors, créateur de Online Cupid et premier membre, à attendre un mail de mon propre site, me disant que j'ai un rendez-vous...
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